Une
lourde chaîne maintient mes poignets et mes chevilles
La
solitude est mon univers
La
lumière n'est plus, le souffle de la Maîtresse n'éclaire plus
mon existence
Dans
cette obscurité, seules mes oreilles écoutent le monde
Des
rires, des éclats de voix, des voitures, des pas au dessus de ma
tête
La
vie s'étire, mais elle ne m'intéresse plus, La Maîtresse ne
veut plus de moi
Puni,
dans ce cachot, le temps est long, trop long
Je
reste avec moi-même, c'est insupportable
Maîtresse,
éclairez-moi, s'il vous plaît!
Le
fouet est préférable au cachot
Les
lanières strient mon dos, marquent mes fesses
J'aime
entendre le sifflement de la cravache avant qu'elle ne s'abatte
sur mon corps
Cela
veut dire que La Maîtresse est là, qu'Elle me voit, qu'Elle me
touche
J'existe
parce que je souffre
Mais
dans ce cachot, même avec l'odeur et la présence d'un autre
soumis,
Je
suis seul au monde. La Maîtresse est là-haut,
Sans
moi pour La servir, pour ramper à Ses pieds
Le
cachot, c'est la souffrance sans l'existence
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Cachot
je t'ai espéré
enfin
je t'ai trouvé
Tout
seul retranché du monde
Telle
est ma recherche immonde |
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